Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 09:46

ea7couv

L’Egypte ancienne est une étrange civilisation qui accordait plus d’importance à la mort qu’à la vie. Ou plus exactement, à la vie dans l’au-delà, le fait de décéder n’étant qu’un bref état transitoire entre une vie terrestre et une vie céleste. Son panthéon est d’une incroyable complexité : elle vénérait des centaines de dieux et de déesses pour la plupart représentés sous la forme d’étranges créatures mi-homme mi-bêtes et ne comptait pas moins de trois principales cosmogonies. De plus, une même divinité était capable de tenir des rôles différents sous des formes multiples, adoptant alors des caractères différents. Et comme si ce n’était pas assez compliqué, plusieurs divinités pouvaient fusionner pour ne former qu’une seule au final. Mais tous les Egyptiens, du plus humble des sujets de Pharaon à Pharaon lui-même, ne pouvaient concevoir leur existence terrestre et encore moins dans l’au-delà sans la protection de ces étranges créatures. Dans ce numéro, nous allons donc vous présenter une rapide introduction de la vie religieuse dans l’Egypte ancienne.

C’est de l’Egypte ancienne encore d’où nous vient le plus ancien corpus de textes religieux de l’Humanité connu à ce jour. Ce sont des textes funéraires gravés sur les parois de la pyramide du pharaon Ounas (5ème dynastie), et qui ont donc environ 4300 ans. Les pyramides sont certainement les monuments les plus emblématiques de cette civilisation, mais que connait-on vraiment sur elles ? Nous proposons de passer en revue les questions les plus fréquentes qu’on peut se poser à leur sujet.

Au Nouvel Empire, les souverains ne se faisaient plus construire une pyramide en guise de tombeau et de monument de culte, mais deux constructions distinctes, toutes deux situées sur la rive occidentale du Nil à Thèbes. L’une était le tombeau souterrain caché dans la Vallée des Rois, espérant que les pilleurs de tombes ne le trouveraient pas facilement, et l’autre était « Le temple des millions d’années », où l’on rendait un culte au pharaon de son vivant puis à sa mort. Le plus extraordinaire et le plus grand de tous ces temples est malheureusement détruit en totalité : il s’agissait du temple d’Amenhotep III. Placé trop près du lit principal du Nil, il a été très tôt dégradé par les crues annuelles du fleuve, et rapidement ses successeurs ont puisé dans ses ruines pour construire leur propre temple. De nos jours, c’est un vaste chantier de fouilles qui fourni régulièrement son lot de merveilles, mais il est surtout connu pour les deux colossales statues qui étaient placées devant le premier pylône, et qu’on appelle les colosses de Memnon.

En 1815, quand Giovanni Batista Belzoni arrive en Egypte, rien ne le prédisposait à devenir un pionnier de l’égyptologie. Artiste de cirque qui comptait faire fortune en proposant un ingénieux système de pompe à eau, il se retrouve par un concours de circonstances à travailler pour le consul d’Angleterre, Henry Salt, opposé dans sa course aux antiquités égyptiennes avec Bernardino Drovetti, qui travaillait pour le compte de la France. A une époque où l’éthique professionnelle n’existait pas … Aventurier ou pionnier ? C’est la question à laquelle nous tentons de répondre. Une chose est néanmoins certaine : Belzoni est réellement et sincèrement tombé amoureux de la civilisation égyptienne ancienne.

 

EA7-sommaire.jpg

 

Partager cet article

Repost 0
egypteancienne-magazine
commenter cet article

commentaires