Mardi 8 mai 2012 2 08 /05 /Mai /2012 08:47

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La pyramide est certainement l’emblème par excellence de la civilisation égyptienne. Par sa forme elle symbolise un vaste escalier permettant au roi défunt de rejoindre l’univers des dieux. C’est pendant la IVème dynastie (2650 à 2200 avant notre ère) que les pharaons feront construire les plus grandes pyramides d’Egypte, dont celles du plateau de Gizeh. Le pays connait alors une longue période de stabilité politique et de prospérité économique qui créent les conditions nécessaires pour financer de tels travaux. Et la richesse est telle que chaque pharaon se fait construire une demeure d’éternité rivalisant de gigantisme avec celles de ses prédécesseurs. Recouvertes d’un revêtement de calcaire blanc aujourd’hui quasiment disparu, elles réfléchissaient les rayons du soleil et ne pouvaient qu’éblouir quiconque les regardaient. Pourtant, même si leurs fabuleux monuments ont réussi à traverser les siècles, on ne sait malheureusement que bien peu de choses de la vie de ces souverains. Hérodote s’est chargé de leur donner une réputation peu flatteuse et qui s’est perpétrée jusqu’à nous, présentant la plupart d’entre eux comme des tyrans faisant travailler le peuple jusqu’à l’épuisement pour l’édification de monuments destinés à leur propre gloire. Pourtant, l’importance des cultes funéraires rendus à ces pharaons bâtisseurs tendrait plutôt à dire qu’ils ont été largement vénérés tout au long de l’histoire égyptienne, et donc appréciés de leur vivant.

C’est au Nouvel Empire que nous emmène ensuite Laurence de Greef pour nous parler avec passion de son héros favori : Thoutmosis III, personnage principal de sa trilogie Ta Noutri. Pharaon guerrier et bâtisseur, Thoutmosis III avait du attendre la mort de sa demi-sœur, la célèbre Hatchepsout, pour pourvoir régner. Il est le conquérant audacieux, le « grand de victoires qui élargit les frontières de son pays », maître d’un empire qui s’étend désormais de la Syrie à la Nubie. Mais il est aussi un roi aimé du peuple.

De toutes les civilisations de l’Antiquité, aucune n’a accordé autant d’importance à l’écrit, bien que la population fût dans son immense majorité totalement analphabète. Les scribes, qui partageaient un savoir rare, lire, écrire et compter, furent les agents indispensables du développement de l’état égyptien et de son efficacité administrative. Devenir scribe était aussi une possibilité d’ascension sociale dans la société égyptienne antique, et la perspective intéressante d’échapper aux travaux pénibles auxquels étaient voués les artisans et les paysans.

L’Ancien Testament raconte que « dix plaies » frappèrent l’Egypte alors que Pharaon refusait de rendre leur liberté aux Hébreux. Ces événements qui décrivent la puissance du dieu de Moïse sont surtout à considérer sous l’angle du mythe. Pourtant, deux géologues ont étudié la possibilité d’une série de catastrophes naturelles sur lesquelles ces « plaies » pourraient s’inspirer.

Le Musée des Antiquités égyptiennes de Turin, fondé en 1824, est le seul musée au monde autre que le Musée du Caire entièrement dédié à l’Egypte antique. Avec 6 500 œuvres exposées et 26 000 en réserve, c’est une des plus belles et une des plus grandes collections égyptologiques du monde. Nous vous en présentons un tout petit aperçu. Si vous êtes plutôt à Paris, où si vous comptez vous y rendre, nous vous invitons à ne pas rater l’exposition « Le crépuscule des pharaons. Chefs-d’œuvre des dernières dynasties égyptiennes », au Musée Jacquemart-André. L’Egypte tardive, trop souvent négligée, y sera à l’honneur. Les Parisiens seront vraiment gâtés car ils pourront aussi voir la fabuleuse exposition itinérante « Toutankhamon, son tombeau et ses trésors », à laquelle nous avions consacré tout un article dans le premier numéro de notre revue.

Bonne lecture et à bientôt !

 

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Mercredi 1 février 2012 3 01 /02 /Fév /2012 09:11

 

01-01-001-001Amenhotep IV, plus connu sous le nom d'Akhenaton, le « Bienfaiteur d'Aton », est à la fois un des pharaons les plus populaires, énigmatiques, et atypiques de l'Egypte ancienne. Dixième pharaon de la XVIIIe dynastie, on situe son règne de 1355 av. JC à 1338 av. JC. Il est l'époux de la belle Néfertiti et le père de Toutankhamon, deux autres grandes « célébrités » de cette époque. Le Nouvel Empire, la période la plus prospère de toute l'histoire égyptienne, est alors à son apogée. Mais Akhenaton, en voulant imposer le culte solaire exclusif d'Aton, dont il est le prophète et l'incarnation, provoque des bouleversements profonds dans cette société très conservatrice. Il fait construire une nouvelle capitale dans un lieu désertique vierge de la présence de toute autre divinité … et éloigné de Thèbes et de son puissant clergé d'Amon. La nouvelle religion, en rupture avec la tradition, va aussi donner naissance à de nouvelles formes artistiques, caractéristiques de la période : l'art amarnien. Mais le roi néglige la politique et la diplomatie et l'Egypte connait un affaiblissement soudain et préoccupant sur la scène internationale. La crise s'étend aussi à l'intérieur car la réforme religieuse a non privé les temples de leur rôle cultuel, mais aussi économique et social. Lorsqu'il meurt, ses successeurs s'empresseront de faire disparaître toutes les traces de ce roi « hérétique » et de revenir à la tradition.

 

Depuis l'Edit de Theodose en 392, l'Eglise avait fermé tous les temples païens où quelques prêtres d'Amon perpétuaient encore la tradition, et avait maintenu un strict interdit sur ces caractères diaboliques appelés hiéroglyphes. Plus personne n'était alors capable de comprendre ces signes mystérieux, qui renfermaient toute la richesse spirituelle d'une civilisation plusieurs fois millénaire. On pense avoir la clé de l'énigme en 1799 lorsque le lieutenant Bouchard découvre la pierre de Rosette, lors de l'expédition d'Egypte de Bonaparte. Mais ce n'est pas suffisant : il faudra tout le génie, l'énorme  masse de connaissances, et l'obstination de Jean-François Champollion pour que les hiéroglyphes parlent à nouveau. Passionné au plus haut point par l'Egypte ancienne, il lui a tout donné, et elle a fini par lui révéler son secret. L'égyptologie était née.

A l'opposé de sociétés beaucoup plus récentes et soi-disant avancées, la place de la femme dans l'Egypte ancienne est exemplaire par sa modernité. A défaut d'une stricte égalité avec l'homme, on lui reconnaît son indispensable complémentarité, avec tout le respect et les droits qui lui sont associés. Et elle est bien évidemment une source d'inspiration intarissable pour la poésie et la romance. On retrouve cette dualité et cette recherche permanente de l'équilibre jusque dans les récits cosmogoniques de la création du Monde, où chaque chose contient son indispensable contraire, comme le principe masculin et féminin … Mais la grande sagesse des Egyptiens anciens ne les dispensaient pas d'être parfois moqueurs et ironiques, comme en témoigne l'étonnant Papyrus érotique de Turin. Enfin, pour cette édition, nous vous emmenons en visite touristique à Karnak, le plus grand complexe religieux de toute l'Antiquité, dont Champollion plus qu'admiratif disait que toute l'imagination européenne s'arrêtait pour « tomber impuissante au pied des cent quarante colonnes de la salle hypostyle ». Champollion exagère peut-être un tout petit peu, mais il est vrai qu'il y a de quoi stupéfier même les plus blasés des « vieilles pierres ».

Bonne lecture !

 

Philippe Ilial, Vincent Willaime

 

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Lundi 17 octobre 2011 1 17 /10 /Oct /2011 16:53

Couv-Egypte2.jpgRamsès II est sans aucun doute le plus connu des pharaons de l’ Egypte antique. Cette popularité est liée de façon certaine à la supposition de sa présence dans
l’ Ancien Testament comme le pharaon contemporain

de Moïse, bien qu’ il n’ en existe aucune preuve formelle. Ce sont les traducteurs de la Bible qui, par recoupement, ont fait de lui le fameux pharaon de l’ Exode ; néanmoins cette affirmation n’ est pas sans fondements archéologiques ; en effet, la stèle de victoire de son successeur Mérenptah mentionne un peuple installé en Canaan, des sources égyptiennes précisent la présence d’ un haut fonctionnaire d’ origine sémite qui joua le rôle d’ arbitre dans un confl it opposant un groupe de nomades à des officiers royaux égyptiens – on ne peut s’ empêcher de penser à Moïse. Quant à Ramsès II, il n’ est jamais mort noyé à la tête de son armée engloutie par les eaux de la Mer Rouge, il a
vécu et régné, fait exceptionnel pour l’ époque, jusqu’ à 90 ans.
Mais la popularité de Ramsès II - chez les passionnés d’ égyptologie - n’ est pas l’ unique conséquence de son éventuel rôle dans le destin du peuple d’ Israël. Ramsès fut un grand bâtisseur ; s’ il bâtit de nombreux temples dont ceux d’ Abou Simbel, il fi t apposer son nom sur autant de temples et de monuments existants ; il est également connu pour ses victoires militaires, notamment sur les Hittites lors de la fameuse bataille de Qadesh. Derrière chaque grand homme, bien souvent il y a une femme. Néfertari ne fut pas seulement la Grande Epouse royale de Pharaon, mais aussi le grand amour de sa vie, preuve en est la façade du petit temple d’ Abou Simbel que ce pharaon bâtisseur lui a dédié ; écoutée et avisée, Nefertari pesa sur de nombreuses décisions politiques. Enfi n, le règne de Ramsès fut long (1279 à 1213 av J.-C.) et riche en événements importants, ce qui fait de lui un sujet propice à toute une littérature romanesque permettant à ce pharaon d’ entrer dans la légende…
Epouse de son jeune demi-frère – selon la tradition – le pharaon Th outmôsis II, la reine Hatshepsout est contrainte de conduire les aff aires du pays à sa place ; le trépas rapide de son jeune frère d’ une santé fragile va faire de cette jeune reine, une sorte de femmepharaon. Sa postérité est davantage la conséquence de son désir de se faire représenter
comme un homme qu’ à son règne lui-même qui semble avoir été pacifi que et marqué par
l’ érection de nombreux monuments. La médecine dans l’ Égypte antique se réfère à la pratique courante de la médecine très avancée pour l’ époque.Elle était le fait d’ un système de soins particulier, avec des médecins spécifi quement formés, aux pratiques contrôlées, exerçant en clientèle ou dans des lieux réservés, établissant des conclusions diagnostiques, usant de moyens thérapeutiques multiples, et toujours en relation avec le divin. Soigner était très important car l’ enveloppe charnelle du défunt était un élément nécessaire à la vie éternelle. Bien
qu’ extraordinairement avancée, la médecine égyptienne de cette époque imputait la majorité des pathologies à une cause… surnaturelle !


Bonne Lecture
Philippe Ilial

 

Sommaire

 

Ramses1-2.jpg

 

Ramses3-4

 

Nefertari

 

Fastueuse Egypte

 

Expedition

 

Hatshepsout

 

Temple

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Samedi 2 juillet 2011 6 02 /07 /Juil /2011 11:14

 

 

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Nouvelle revue, 
parution le 28 juillet 2011, 6,90 €

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L’Egypte antique est incontestablement une des plus extraordinaires périodes de l’Histoire de l’Humanité, à tel point que la fascination qu’exerce cette magnifi que civilisation trois fois millénaire dépasse très largement le cadre strict des spécialistes, historiens, archéologues, universitaires, pour susciter à juste titre l’émerveillement d’un public très large, avide de recueillir une portion du fabuleux héritage que ces Anciens ont légué au Monde. Cette nouvelle revue s’inscrit humblement dans cette démarche, et va tenter de vous faire revivre les mystères et les splendeurs de ce monde disparu, de cette société sophistiquée et harmonieuse, si lointaine et si attachante à la fois.
Lorsque l’archéologue Howard Carter découvrit la tombe de Toutankhamon – le fi ls d’Akhenaton « l’hérétique » - il mit la main sur un trésor colossal. Mystérieusement, les membres de l’expédition Carter allait périr un à un dans des circonstances énigmatiques, seul Carter allait survivre pour s’éteindre d’une cirrhose du foi en 1939 !
Pourtant, le faste du trésor découvert aux côtés du sarcophage du pharaon ne correspondait pas à une réalité politique ; Toutankhamon ne fut, en fait, qu’un pharaon mineur, surtout connu pour avoir participé à la restauration du culte d’Amon, aboli par son père au profi t d’Aton. Sa postérité fi nalement récente est directement liée à la découverte de son tombeau en 1922. C’est ce fameux trésor, une des plus fabuleuses découvertes archéologiques de tous les temps, qui est actuellement reconstitué fi dèlement et exposé à Bruxelles.
Le XIXème siècle a fait la part belle à la reine d’Egypte Cléopâtre, systématiquement représentée comme une beauté fatale et manipulatrice ; il s’avère pourtant que la légende est bien plus noire que la réalité. Femme politique ambitieuse mais consciente de ses responsabilités et de ses limites, elle tenta de sauver son royaume en se donnant à César puis à son successeur Antoine qu’elle sembla d’ailleurs aimer sincèrement. C’est sur l’ordre du futur empereur Octave que son fils – et celui de César – Césarion, qui représentait une menace politique, fut assassiné. Les historiens romains dressèrent alors des portraits partiaux de la reine, la présentant comme une manipulatrice débauchée qui aurait utilisé son charme pour pervertir les premiers des romains. Il semble pourtant qu’en digne héritière de la prestigieuse lignée des Ptolémée, Cléopâtre fut une reine avisée et particulièrement cultivée, loin de l’image caricaturale volontairement développée par l’historiographie romaine. Mais il est un domaine où la légende et la réalité se rejoignent : celui de son destin tragique, qu’elle a choisi pour sauver son honneur, celui de la dernière reine d’Egypte.
Si la religion égyptienne était complexe, elle était aussi omniprésente à tous les stades de l’existence ; la vie politique, mais aussi la vie de tous les jours était rythmée par la religion. Pourtant, certains interdits alimentaires comme celui de manger de la vache ou du porc n’étaient pas respectés.
Comme dans la plupart des civilisations antiques, les monuments les plus fastueux étaient dédiés aux divinités ou à leur représentant sur Terre, c’est le cas avec la Vallée des Rois, située à proximité de Th èbes (aujourd’hui Louxor). La Vallée des Rois est connue pour abriter les hypogées (tombe souterraine) de nombreux pharaons du Nouvel Empire, mais elle abrite également les tombeaux de certaines épouses et enfants de pharaons, ainsi que ceux de nobles que les pharaons ont voulu récompenser pour leur valeur.

 

Bonne Lecture

 

Extraits......

 

sommaire

 

chrono

 

16-17

 

18-19

 

34-35

 

62-63

 

64-65


 


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